1er entraînement : Canal du midi à vélo -> Béziers – Sète (50 Km)

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Par une belle journée d’octobre, nous avons décidé de partir à la découverte du canal du midi à vélo au départ de Béziers. On pensait juste partir pour 2-3 heures mais arrivée à l’heure du repas du midi on s’est dit : « et si nous partions sur 2 jours ». C’était un bon moyen de tester notre équipement et notre condition physique. Bon d’accord… on n’avait pas grand chose. Dans notre unique sac à dos il y avait une bouteille d’eau, une baguette de pain, 6 tranches de jambon, une slackline, 2 téléphones et le portefeuille de monsieur.

On s’est alors donné comme objectif d’arriver à Sète le soir même.

Béziers – Portiragnes : pédaler facilement

beziers-veloA Béziers, nous avons eu un peu de mal à trouver le canal du midi parce qu’il a été placé sur un pont. C’est assez drôle de se trouver sur un pont à côté d’un canal. Le canal du midi est suivi tout du long par une piste accessible à vélo ou à pied donc juste parfait pour nous. Après avoir traversé Villeneuve les Béziers, nous avons fait ami-ami avec un cheval puis nous nous sommes arrêté pour déjeuner. Nous reprenons la route, et nous voilà arrivés à Portiragnes. Nous remplissons notre bouteille au point d’eau qui se trouve à côté du pont rejoignant le village de Portiragnes puis nous repartons. La piste cyclable jusqu’à Portiragnes est très agréable. Elle est large et majoritairement bitumé.

 

Portiragnes –Agde : chemin plus difficile

Passé Portiragnes, la route devient un peu plus difficile. La piste cyclable se retrouve sur un chemin de terre. Nous passons devant un centre équestre et du coup nous rencontrons tout naturellement des personnes à cheval sur notre route. Puis nous passons à côté du port de Cassafières où se trouve de nombreux bateaux de location sans permis. Cela m’a rappelé de bons souvenirs car quand j’étais une enfant mes parents m’ont emmené faire une croisière sur le canal du midi à bord d’un de ces bateaux … mais bon cela est une autre histoire.

 

ouvrages-LibronOuvrages du Libron

Après le port, la piste cyclable devient un peu moins praticable. Le chemin de terre contient beaucoup de crevasses à éviter. Nous arrivons alors sur une construction appelée ouvrages du Libron. Il faut descendre du vélo pour pouvoir la traversée. En fait, à cet endroit là, un cours d’eau, le Libron, traverse le canal du midi. Pour éviter, l’ensablement du canal lors des crues du ruisseau, ils ont mis en place un système à base de vannes et de bâches. Cela permet également de laisser circuler librement les bateaux sur le canal du midi en cas de crue du Libron. Si vous voulez en savoir davantage sur les ouvrages du Libron, je vous conseille de lire l’article en lien.
Passé cette construction, la voie se rétrécie (2 vélos ne peuvent se croiser) et longe le bord du canal. La piste est parsemée de racine d’arbres et de pierres qui à tout moment peuvent nous déséquilibrer et nous faire tomber dans le canal. Notre vélo tressaute à chaque passage de racine d’arbres. Antoine s’éclate sur ce chemin tandis que moi je m’accroche à mon guidon et reste concentré pour ne pas me retrouver dans le canal.
Nous arrivons enfin à Agde. Une petite pause est bien méritée (enfin surtout pour moi, je n’en peux plus). Nous nous posons devant l’écluse ronde où un bateau est en train de manœuvrer au même moment. Je recharge mes batteries en mangeant un sandwich au jambon et c’est reparti.

Mauvaise nouvelle de ce parcours :

mon porte-bagage avant s’est desserré. Mais bon à part du bruit à chaque irrégularité de la route, cela n’aura pas de conséquences. Il sera toujours présent avec toutes ses pièces à la fin du voyage.

Agde – Marseillan-plage : seul au monde

Dans la ville d’Agde, le canal du midi rencontre le fleuve de l’Hérault. Nous traversons alors Agde pour retrouver le canal.
Nous prenons la voie qui longe le canal sur sa gauche. Malheureusement au bout de quelques minutes, la piste s’arrête pour laisser place à des arbres. Nous faisons alors demi-tour, retournons sur la route et prenons la voie qui longe le canal sur sa droite. Nous repassons devant l’écluse et en profitons pour demander à l’éclusière de remplir notre bouteille d’eau. Elle accepte, génial ! Nous pouvons continuer notre route.
Précédemment la piste cyclable était proche de la route. Elle se trouve maintenant dans la réserve naturelle du Bagnas au milieu de marais salants. C’est une piste entretenue au milieu de la Nature. C’est super jolie. Un seul vélo peut passer à la fois mais il y est facile d’y circuler.

Mauvaise nouvelle de ce parcours :

le porte-bagage arrière de Monsieur a décidé de se faire la malle. Au final 2 pièces de son porte-bagage se sont détachées et nous avons dû raccommoder son porte-bagage avec un bout de ficèle.

Marseillan-plage – Sète : piste cyclable aménagée

Arrivée à Marseillan, le canal du midi se jette dans l’étang de Thau. Du coup il n’est plus possible de le suivre pour arriver jusqu’à Sète.
Nous arrivons alors sur une piste cyclable aménagée très bien fléchée. Après 2-3 kilomètres, cette piste cyclable longe la plage pour relier Marseillan-plage à Sète.
A ce moment-là, nous commencions à en avoir marre et étions pressés d’arriver. Malheureusement, il nous restait encore plus de 12 Km à parcourir pour rejoindre Sète…de plus, il commençait à se faire tard.
Mais bon nous ne nous sommes pas découragés et avons continuer notre route. Nous avons repris de l’eau au milieu du parcours et nous sommes arrivés au coucher du soleil à Sète vers environ 19h.

Sète : Arrivée

seteIl ne nous restait plus qu’à trouver un endroit où dormir. Grâce à notre super Smartphone et à l’application Maps.me, nous avons était en mesure de trouver l’adresse d’une auberge de jeunesse.
Après un ravitaillement à une petite épicerie, GPS en main nous sommes partis à la recherche de l’auberge de jeunesse en question. Sauf que Sète eh bien, ce n’est pas tout plat. En réalité, la ville de Sète s’est développée sur et autour du mont Saint-Clair (culminant à 175m). Et bien sûr, l’auberge de jeunesse se situe de l’autre côté du mont. Au lieu de le contourner, nous avions décidé de passer à travers. Avec le recul nous nous sommes rendu compte que c’était une mauvaise idée parce que du coup, nous avons grimpé le mont puis nous l’avons redescendu. Enfin bon, quoi de mieux pour nos muscles déjà bien fatigués. Après 1 heure, nous arrivons enfin à l’auberge de jeunesse qui est … en haut d’une rue montante pour finalement la trouver… FERMER. Pas de chance !
Nous sommes alors redescendu vers le centre ville et nous avons demandé conseil à un passant. Il nous a gentiment indiqué un hôtel pas cher à côté de la gare : Le Bienvenue. Le Bienvenue est un hôtel premier prix tenu par une famille d’égyptiens très sympathique. C’était ce qu’il nous fallait ! Ils ont même acceptés qu’on rentre les vélos à l’intérieur. Ouf, on va pouvoir dormir tranquille. Nous sommes ensuite sorti découvrir le centre-ville de Sète et avons trouver un restaurant pour manger. Puis retour à l’hôtel et dodo.

2e jour

Après un petit déj (faut l’avouer – pas terrible) à notre hôtel, nous repartons sur la route. Il y avait un marché juste à côté de l’hôtel donc c’était juste parfait. Nous avons fait quelques courses eeeeet GOOOO ! Cette fois-ci demi-tour et retour à Béziers.
Mais bon la mauvaise nouvelle du jour, bonjour

le vent !

Les premiers moments sur le vélo n’ont pas été faciles ; nous avions les fesses douloureuses. Mais après quelques tours de pédale, on ne les sentait plus. Aujourd’hui, mon téléphone est HS donc on n’a plus de GPS ! Normalement il ne devrait pas y avoir de problèmes parce qu’on prend la même route qu’hier mais on ne sait jamais…
Le plus dur a été de sortir de Sète et de retrouver la piste cyclable qui longe la mer. Cette fois-ci, nous n’avions pas fait la même erreur et nous avions contourné le Mont. De plus la route est plus sympathique, elle passe par le port et les quartiers touristiques. Malheureusement, après à peu près 1 heure de route nous n’avions toujours pas retrouvé notre route cyclable rhhhh. Après un essai de localisation raté sur notre 2e téléphone (le dinosaure de Monsieur), nous avons demandé notre route à quelqu’un. Avec les Smartphones, dès fois on oublie que les gens sont gentils et sont toujours prêts à aider. Il nous annonce une bonne nouvelle, nous sommes juste à côté de la piste cyclable. Youpi ! C’est parti, retour à Béziers !

Nous avons mis à peu près 6h30 pour rentrer à la place de 8h la veille. Nous avions le vent de face la plupart du temps, c’était vraiment pas cool ! On s’est même fait doubler par un petit gamin de 10 ans sur son vélo rose (mais bon on l’a redépassé après).

 

Ce 1er entraînement est une réussite et nous conforte dans l’idée de partir faire un tour du monde à vélo. C’était un bon test autant pour nous que pour estimer l’état de nos vélos.

Points forts :

  • nous nous sommes sentis bien physiquement, et nous n’avons pas eu de courbatures les jours suivants.
  • nous savons maintenant qu’on est capable de parcourir de grandes distances à vélo et qu’on y prend plaisir ☺.

Points faibles :

  • les vélos ne sont pas totalement prêts, il va falloir revoir çà et resserrer les porte-bagages.
  • nous n’avons pas pu prendre trop de photos (pour économiser la batterie de nos téléphones).
  • il va peut-être falloir investir dans un appareil photo (le smartphone ne fait pas des photos de très bonne qualité).

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